Robert Combas : un street-artist à part

Robert Combas

De nouvelles peintures murales apparaissent dans les villes, grandes et petites, sur ce qui semble être une base quotidienne, chacune insufflant une nouvelle vie dynamique dans les rues qui étaient autrefois des toiles vierges pour la créativité. Les termes graffiti et art de rue ont longtemps été utilisés de manière interchangeable pour décrire ces installations d’art public. En France, les experts en la matière connaissent tous Robert Combas, l’initiateur de la figuration libre.

Combas et ses débuts en tant que street artist

Né le 25 mai 1957 à Lyon, en France, Robert Combas a étudié l’art dans son enfance, et s’est inscrit à l’École des Beaux-Arts de Montpellier en 1975. Il s’est ensuite fait connaître sur la scène internationale au début des années 1980 en tant que chef de file du mouvement figuration libre – un mouvement associé au néo-expressionnisme aux États-Unis, et un contre-pied à l’art conceptuel et minimaliste. Son travail a toujours été fortement ancré dans les représentations de la figure humaine, souvent dans des décors sauvages, violents ou orgiaques. Combas crée des récits trépidants de guerre, de crime et de transgression, Bref, toutes les phases qui composent le flux constant de la vie moderne.

Caractéristiques des œuvres signées Robert Combas

Robert Combas est un peintre français bien connu en arts plastiques. La combinaison de lignes rugueuses et de couleurs vives de ses œuvres fait écho à l’Art Brut et au CoBrA, mais ressemble également au style Pop graphique de Keith Haring. Combas a développé sa pratique de la peinture figurative en s’inspirant de la culture populaire, du graffiti, de la bande dessinée et de la rue.

Louant la spontanéité et l’expression sans entrave comme des vertus, Combas remplit ses peintures de personnages de dessins animés reconnaissables, d’images rock-n-roll, de cyborgs, de parties du corps qui prennent vie, de calligraphie et de sexualité, parmi de nombreux autres éléments. Les peintures sont issues de l’engagement visuel direct de l’artiste avec le monde, plutôt que d’un processus interne de révélation épistémique. L’artiste espérait que les spectateurs accéderaient à ses peintures sans avoir recours à des connaissances théoriques obscures ou à une formation approfondie en histoire de l’art.

Des œuvres aussi célèbres en France qu’ailleurs

Combas a exposé dans de nombreux salons de vernissage, comme à la Leo Castelli Gallery de New York aux côtés de Keith Haring en 1983. Depuis lors, son travail a fait l’objet de nombreuses rétrospectives, tant en France qu’à l’étranger : ARCA à Marseille, CAPC à Bordeaux, ou encore Stedelijk Museum à Amsterdam.

Loin des larmes ou de la contemplation romantique, ses aquarelles incarnent la joie, le bonheur, le rire et la bonne humeur. Dépourvu de sentiments négatifs, ce mouvement a une forte dissimilitude avec l’art sévère et austère des années 70. Faisant partie d’une génération moderne bien dans sa peau, fatiguée de se sentir coupable du passé, Combas traduit son sentiment en art. Des thématiques telles que la sexualité, l’amour, la musique, ou la bande dessinée sont abordées avec spontanéité et simplicité, ce qui fait sa renommée et le distinguent même de ses congénères. 

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